Sirène extérieure Ajax StreetSiren DoubleDeck

350 cambriolages dans habitation ont été enregistrés à Mons en 2025. Soit 6,7 par semaine, dans une commune qui en comptait 829 en 2019 et 1 188 au pic de sa série. Le recul est massif, et il ne change rien à la mécanique de fond : on n'entre pas dans une maison montoise au hasard, on entre dans une maison dont on a vérifié qu'elle était vide.

Une chute franche, puis un plateau de trois ans

Les statistiques policières de criminalité donnent le nombre de faits enregistrés commune par commune. Pour Mons, la série 2019-2025 se lit en deux temps très distincts, et confondre les deux conduit à de mauvaises décisions.

Premier temps, la chute : 829 faits en 2019, 486 en 2020, 434 en 2021, 344 en 2022. Le décrochage de 2020 n'est pas un succès de prévention, c'est le confinement : un logement occupé en permanence n'offre pas la fenêtre d'opportunité que suppose un cambriolage d'habitation. Plus notable : le retour à la vie normale n'a produit aucun rebond à Mons, la baisse s'est prolongée en 2021 et 2022.

Deuxième temps, le plateau : 375 faits en 2023, 368 en 2024, 350 en 2025. Trois années dans un mouchoir de poche. Le -4,9 % de la dernière année n'ouvre pas un nouveau cycle de décrue : il décrit une stabilisation. La lecture longue, elle, est sans ambiguïté : -57,8 % depuis 2019, et un éloignement considérable des 1 188 faits de l'an 2000 comme des 983 de 2015.

Dernier repère utile : sur les 462 cambriolages dans bâtiment recensés à Mons en 2025, l'habitation pèse 76 %. Le solde vise des bâtiments non résidentiels — commerces du centre, bureaux, locaux professionnels. C'est la signature d'une ville-centre qui concentre une fonction commerciale et administrative pour tout un bassin, tout en étant, par ses anciennes communes fusionnées comme Jemappes, Cuesmes, Ghlin ou Hyon, largement pavillonnaire.

Le facteur qui décide de tout à Mons : l'absence

Un cambriolage d'habitation n'est presque jamais un affrontement. C'est une opération courte qui suppose une certitude préalable : personne ne va rentrer. Tout le reste — le choix de la fenêtre, l'outil, la durée sur place — découle de cette certitude. À Mons, cela se décline en deux régimes d'absence très différents.

L'absence quotidienne. Dans les rues pavillonnaires des sections périphériques, la journée de semaine vide littéralement la voirie. Volets restés fermés au petit matin, boîte aux lettres qui déborde, voiture absente de l'allée, lumière unique allumée en permanence : autant de signaux qui se lisent depuis le trottoir en quelques secondes. La question n'est pas de savoir si on vous observe, mais ce que votre façade raconte en votre absence.

L'absence prolongée. Congés, week-ends répétés, seconde résidence familiale : la maison reste vide plusieurs jours d'affilée. Le risque change alors de nature. Ce n'est plus la durée d'intrusion qui compte, c'est le délai avant que quelqu'un s'aperçoive de quoi que ce soit. Une effraction découverte au retour de vacances, c'est une scène de dix jours, sans image, sans horodatage, sans témoin.

De ces deux régimes découle une exigence unique : votre installation doit produire une information vérifiable à distance, pas seulement un bruit. Une sirène qui hurle dans une rue déserte de Ghlin un mardi matin ne sert que si quelqu'un peut, dans la minute, savoir ce qui se passe à l'intérieur. C'est exactement le rôle des détecteurs à vérification photo : ils transforment une notification en constat, et répondent du même coup à l'obligation belge de levée de doute avant intervention policière.

La prime montoise : 25 %, plafonnée à 250 €, et rien pour l'alarme

C'est le point où presque tous les sites commerciaux racontent n'importe quoi, alors autant être direct.

La Ville de Mons soutient bien la sécurisation des logements : 25 % du prix d'achat ou d'installation, avec un maximum de 250 €, ouvert aux propriétaires comme aux locataires d'un logement situé à Mons.

Mais cette prime finance la protection mécanique, et elle exclut les systèmes d'alarme et les caméras de surveillance. Ce que la commune subventionne, ce sont les éléments qui retardent une effraction : cylindres et serrures renforcés, vitrage retardateur d'effraction, portes et châssis résistants, protection des accès. Aucune prime communale ne vous remboursera une centrale, un détecteur ou une caméra. Si un vendeur vous laisse entendre le contraire, il se trompe ou il ment.

Ce n'est pas une contradiction, c'est une répartition des rôles. La mécanique achète du temps ; l'électronique produit de l'information et déclenche une réaction. Les deux se complètent, et l'ordre chronologique le plus rationnel est celui de la prime : renforcer d'abord les points d'entrée, détecter ensuite. Le détail des conditions figure sur la page prévention et sécurité de la Ville de Mons ; les montants et les conditions évoluent d'un exercice à l'autre, vérifiez-les avant d'engager une dépense.

La visite gratuite du conseiller en prévention vol

Mons relève de la zone de police Mons-Quévy, qui met des conseillers en prévention vol à disposition des habitants. Leur visite est gratuite, ils n'ont aucun matériel à vendre, et leur rapport porte sur votre maison réelle : l'orientation de la parcelle, la profondeur du jardin, la qualité des châssis existants, la visibilité depuis la rue.

Pour une maison pavillonnaire montoise, ce diagnostic évite l'erreur la plus courante : équiper la façade avant, qui est la moins exposée, et laisser la porte de cuisine côté jardin dans son état d'origine.

Surveiller une maison vide sans la transformer en bunker

La configuration qui correspond au risque montois n'est pas une question de quantité de matériel, mais de chaîne cohérente entre détection, vérification et réaction.

  • Une centrale autonome, capable de fonctionner sans abonnement obligatoire et de vous notifier où que vous soyez — voir les centrales Ajax et notre article sur l'alarme Ajax sans abonnement.
  • Une détection sur les accès arrière plutôt qu'au centre du séjour, avec des contacts magnétiques sur la porte de jardin et les baies, et une détection extérieure si le jardin est profond.
  • La vérification photo sur les pièces de passage, seule manière de distinguer à distance un chat d'un intrus et d'éviter le déplacement inutile d'un proche.
  • Une sirène extérieure : l'interruption d'une effraction en cours reste le principal effet mesurable d'une alarme, et la sirène est ce qui produit cette interruption.
  • Une caméra sur l'accès le moins visible, dans le respect strict du cadrage légal — les caméras wifi conviennent aux absences longues.

Pour une première installation, un kit d'alarme couvre l'essentiel ; au-delà de quelques accès, une configuration établie point par point revient moins cher qu'un kit complété ensuite.

Ce que la loi belge impose une fois l'installation posée

Deux régimes distincts, souvent confondus, et tous deux fédéraux : ils s'appliquent à Mons exactement comme à Bruxelles ou à Gand.

Alarme : déclaration dans les dix jours via police-on-web, confirmation annuelle, sirène extérieure limitée à trois minutes, entretien annuel, et levée de doute obligatoire avant toute intervention policière. Ces obligations découlent de l'arrêté royal du 25 avril 2007 ; le détail figure dans notre guide sur la déclaration d'un système d'alarme en Belgique.

Caméra : déclaration sur declarationcamera.be, pictogramme réglementaire visible, registre des traitements, et interdiction de filmer la voie publique ou la propriété d'un voisin. Sur une parcelle pavillonnaire montoise, cette dernière contrainte décide de la hauteur et de l'angle de pose bien plus que la fiche technique de la caméra. Voir notre article sur la loi caméras en Belgique.

Questions fréquentes

Combien de cambriolages y a-t-il eu à Mons en 2025 ?

350 cambriolages dans habitation ont été enregistrés à Mons en 2025, soit une moyenne de 6,7 par semaine. C'est 4,9 % de moins qu'en 2024 (368 faits) et 57,8 % de moins qu'en 2019 (829 faits).

La prime de la Ville de Mons couvre-t-elle une alarme ou une caméra ?

Non. La prime montoise, de 25 % du prix d'achat ou d'installation plafonnés à 250 €, finance uniquement la protection mécanique : serrures et cylindres renforcés, vitrage retardateur d'effraction, portes et châssis. Les systèmes d'alarme et les caméras de surveillance en sont exclus. Elle est ouverte aux propriétaires comme aux locataires d'un logement situé à Mons.

Que faire avant de partir plusieurs jours depuis Mons ?

Supprimer les signaux d'absence visibles depuis la rue est la première mesure : courrier relevé, volets non figés dans une position unique, éclairage variable. Ensuite seulement vient la question technique : disposer d'une détection qui vous prévienne et d'une vérification à distance, faute de quoi vous ne découvrirez les faits qu'au retour.

Faut-il déclarer son alarme quand on habite Mons ?

Oui, comme partout en Belgique. La déclaration se fait dans les dix jours suivant l'installation via police-on-web et doit être confirmée chaque année. Cette obligation est fédérale, issue de l'arrêté royal du 25 avril 2007, et ne dépend ni de la commune ni de la zone de police.

Où obtenir un conseil gratuit en prévention vol à Mons ?

Auprès des conseillers en prévention vol de la zone de police Mons-Quévy, dont la visite à domicile est gratuite et sans intérêt commercial. La Ville de Mons relaie ce service sur sa page prévention et sécurité, qui décrit également les conditions de la prime communale.


Sources : Statistiques policières de criminalité, Police fédérale DGR/DRI/BIPOL, publication 2025_T04 (date de clôture 24/04/2026) — fiche communale de Mons. Conditions de la prime communale : commune de Mons. Les montants et conditions de prime évoluent d'un exercice à l'autre : vérifiez-les auprès de la commune avant d'engager des frais.

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