Sirène extérieure sans fil Ajax StreetSiren

1 388 cambriolages dans habitation ont été enregistrés à Anvers en 2025, soit 26,7 par semaine. C'est le niveau le plus bas de la série récente, et il faut mesurer le chemin parcouru : en 2000, la ville en comptait 4 729. Reste une constante que la courbe ne dit pas : dans la quasi-totalité des cas, l'appartement était vide au moment des faits.

Une décrue longue, et une année 2025 nettement en retrait

La police fédérale publie les faits enregistrés commune par commune. Pour Anvers, la série des sept dernières années descend de 2 415 faits en 2019 à 1 799 en 2020, 1 636 en 2021, puis remonte à 1 946 en 2022, avant de redescendre à 1 705 en 2023, 1 725 en 2024 et 1 388 en 2025. Soit −42,5 % en six ans et −19,5 % sur la seule dernière année.

Les deux années de restrictions sanitaires, à 1 799 puis 1 636 faits, constituent une expérience grandeur nature dont les chiffres anversois gardent la trace : quand les logements sont occupés en permanence, le volume s'effondre ; quand la vie reprend, il remonte — 1 946 dès 2022. Elles ne mesurent donc aucune politique de prévention. La baisse qui compte est celle de 2023 à 2025, plus lente mais observée dans des conditions de vie ordinaires.

Un deuxième chiffre mérite attention. Anvers a enregistré 1 965 cambriolages dans bâtiment en 2025, tous types confondus, et l'habitation en représente 71 %. Près de trois faits sur dix visent donc un local qui n'est pas un logement : commerce de quartier, atelier, bureau, entrepôt. C'est une proportion élevée par rapport aux communes purement résidentielles, et elle rappelle qu'une ville portuaire et commerçante concentre des cibles que les statistiques de « cambriolage » recouvrent sans les distinguer.

À Anvers, le facteur décisif n'est pas le quartier, c'est l'absence

On cherche souvent quelle rue est « à risque ». La question est mal posée. Le cambriolage d'habitation est un délit d'opportunité qui suppose trois conditions réunies : un accès franchissable, une absence de témoin, et surtout une certitude raisonnable que personne ne rentrera dans les minutes qui suivent. Cette troisième condition est celle sur laquelle un habitant garde la main.

Les périodes qui creusent le risque sont connues de tout le monde et pourtant rarement traitées. Les congés scolaires et les départs de fin d'année, pendant lesquels des immeubles entiers se vident partiellement. Les longs week-ends. La journée de travail ordinaire, pour un ménage sans occupant à domicile. Et l'hiver anversois, où la nuit tombe avant le retour du bureau : une façade sans lumière à dix-sept heures, plusieurs jours d'affilée, se remarque depuis la rue.

Le repérage se fait aussi sur des signaux matériels, indépendants de l'heure : boîte aux lettres pleine, volets fermés en pleine semaine, poubelle non sortie, colis déposé devant une porte. Aucun dispositif électronique ne compense un immeuble où l'on voit du trottoir quel appartement n'est pas revenu depuis huit jours.

Le bâti anversois : porte palière, cage d'escalier, interphone

Anvers est une ville dense, et cette densité déplace complètement les points d'entrée par rapport à une commune de maisons quatre façades. Ici, la baie vitrée de jardin n'existe pas. Ce qui existe, c'est :

  • La porte palière, qui est le véritable accès à forcer, et qui est souvent la moins protégée du parcours parce qu'on la croit à l'abri derrière la porte de rue.
  • La porte de rue et l'interphone, dont l'ouverture à distance sans vérification est le maillon faible structurel des immeubles à plusieurs entrées : un intrus qui sonne à six boutons finit par en trouver un qui ouvre.
  • Les parties communes — caves, locaux vélos, buanderies — où l'on travaille à l'abri des regards, sans limite de temps.
  • Les accès arrière et les cours intérieures des maisons de rangée du centre, invisibles depuis la voirie.

Conséquence directe : à Anvers, une protection pensée « comme dans une maison » se trompe de cible. Le premier point à équiper n'est pas la fenêtre du salon, c'est l'ouvrant par lequel on entre réellement, et le couloir qu'il faut nécessairement traverser ensuite. Un contact magnétique sur la porte palière et un détecteur sur le passage obligé couvrent l'essentiel du scénario réel.

Surveiller un logement pendant une absence, concrètement

L'objectif d'une absence surveillée n'est pas de « voir » son appartement en permanence — personne ne le fait — mais d'obtenir une information exploitable au moment où elle compte, et de pouvoir décider sans se déplacer.

Trois briques suffisent dans la plupart des configurations anversoises. D'abord une centrale capable de fonctionner sans abonnement obligatoire, qui envoie les notifications directement sur le téléphone : voir les centrales Ajax. Ensuite des détecteurs à vérification photo, qui transforment une alerte en constat : c'est ce qui distingue « quelque chose a bougé » de « voici ce qui a bougé », et c'est aussi ce qui permet de répondre à l'exigence légale de levée de doute avant intervention policière. Enfin, si le logement le justifie, une caméra intérieure orientée sur le hall d'entrée, jamais vers la fenêtre.

Budgéter cela reste raisonnable : en ordre de grandeur, comptez 500 à 1 200 € de matériel pour un appartement anversois, selon le nombre d'accès à couvrir. Les kits d'alarme répondent aux configurations les plus simples.

Ce que la loi belge impose une fois le matériel installé

Deux régimes distincts, fédéraux, identiques à Anvers, à Gand ou à Bruxelles — ce ne sont jamais des règles communales.

Une alarme se déclare dans les dix jours via police-on-web, avec confirmation annuelle. La sirène extérieure est limitée à trois minutes, l'entretien est annuel, et la levée de doute est obligatoire avant toute intervention policière. Base légale : l'arrêté royal du 25 avril 2007. Le détail figure dans notre guide sur la déclaration d'un système d'alarme en Belgique.

Une caméra se déclare sur declarationcamera.be, impose un pictogramme réglementaire et un registre des traitements, et ne peut filmer ni la voie publique ni la propriété d'autrui. Dans une rue anversoise étroite, où les façades se font face à quelques mètres, la règle a des conséquences très matérielles : elle limite le nombre de positions de pose légales, parfois à une seule. Voir notre article sur la loi caméras en Belgique.

Prime communale et conseil gratuit : ce qu'il faut vérifier

Certaines communes belges accordent une prime à la sécurisation, et ces primes financent la protection mécanique : serrures et cylindres renforcés, vitrage retardateur d'effraction, portes et châssis résistants. Les systèmes d'alarme et les caméras en sont presque toujours exclus. Renseignez-vous directement auprès de votre commune avant d'engager des frais : le périmètre et les montants changent d'un exercice à l'autre.

Le dispositif réellement accessible à tout Anversois, lui, est gratuit : la Politiezone Antwerpen (5345) met à disposition un diefstalpreventieadviseur, conseiller en prévention vol, qui se déplace au domicile, examine les accès réels et remet un avis sans aucun intérêt commercial. Commencer par là évite d'acheter du matériel pour un scénario qui n'est pas le vôtre.

Questions fréquentes

Combien de cambriolages ont été enregistrés à Anvers en 2025 ?

1 388 cambriolages dans habitation ont été enregistrés à Anvers en 2025, soit une moyenne de 26,7 par semaine. C'est une baisse de 19,5 % par rapport à 2024 (1 725 faits) et de 42,5 % par rapport à 2019 (2 415 faits), selon les statistiques policières de criminalité.

Les cambriolages ont-ils vraiment baissé à Anvers ?

Oui, et sur longue durée la baisse est considérable : la ville comptait 4 729 cambriolages dans habitation en 2000 et 3 877 en 2015, contre 1 388 en 2025. Les années 2020 et 2021 sont toutefois marquées par les restrictions sanitaires, et les faits étaient remontés à 1 946 en 2022 dès le retour à une vie normale.

Quel est le point d'entrée le plus fréquent dans un appartement anversois ?

La porte palière, c'est-à-dire la porte du logement lui-même. Elle est souvent moins protégée que la porte de rue parce qu'on la croit à l'abri, alors que l'interphone d'un immeuble à plusieurs entrées est facile à contourner. Les caves et locaux communs constituent le second point faible.

Faut-il déclarer une alarme à Anvers ?

Oui, comme partout en Belgique. La déclaration se fait dans les dix jours suivant l'installation via police-on-web et doit être confirmée chaque année. Cette obligation découle de l'arrêté royal du 25 avril 2007 : elle est fédérale et ne dépend pas de la commune.

Où obtenir un conseil gratuit en prévention vol à Anvers ?

Auprès du conseiller en prévention vol (diefstalpreventieadviseur) de la Politiezone Antwerpen (5345). La visite à domicile est gratuite, sans aucun intérêt commercial, et l'avis porte sur les accès réels du logement.


Sources : Statistiques policières de criminalité, Police fédérale DGR/DRI/BIPOL, publication 2025_T04 (date de clôture 24/04/2026) — fiche communale d'Anvers. Les conditions des primes communales à la sécurisation évoluent d'un exercice à l'autre : vérifiez auprès de votre commune avant d'engager des frais.

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