Kit d'alarme Ajax Hub 2 avec détecteur, clavier et sirène

En 2015, Charleroi comptait 3 073 cambriolages dans habitation. En 2025, elle en compte 1 073. Deux mille faits de moins en dix ans : c'est l'une des transformations les plus profondes qu'ait connues la sécurité résidentielle d'une grande ville belge — et cela reste, en valeur absolue, 20,6 cambriolages de logement par semaine. Ce double constat commande tout le reste, y compris la façon d'installer et de déclarer légalement une alarme ou une caméra.

Deux mille cambriolages de moins en dix ans

La série carolorégienne mérite mieux qu'une mention en passant. Le maximum connu remonte à 2000, avec 3 742 cambriolages dans habitation. Quinze ans plus tard, en 2015, la commune en enregistrait encore 3 073. En 2019, on était descendu à 2 226. Puis la décrue s'est poursuivie sans interruption réelle : 1 741 en 2020, 1 677 en 2021, 1 374 en 2022, 1 424 en 2023, 1 238 en 2024, et 1 073 en 2025.

Trois choses méritent d'être relevées dans cette trajectoire. D'abord, elle ne repose pas sur une seule année spectaculaire : sur les six derniers exercices, un seul — 2023 — remonte, et de cinquante faits. Une baisse de 51,8 % entre 2019 et 2025, dont 13,3 % sur la seule dernière année, construite exercice après exercice, ne s'explique pas par un artefact de comptage.

Ensuite, le recul est antérieur au confinement. Entre 2015 et 2019, Charleroi avait déjà perdu près de huit cents faits annuels, avant tout événement sanitaire. Le creux de 2020, que l'on retrouve partout et qui tient à l'occupation permanente des logements, s'inscrit ici dans un mouvement déjà engagé — ce qui explique aussi pourquoi la commune n'a pas connu le rebond violent observé ailleurs après la levée des restrictions.

Enfin, et c'est le point que les commentaires triomphants oublient : 1 073 faits par an, cela fait toujours 20,6 par semaine. La structure du risque n'a pas changé non plus. Sur les 1 346 cambriolages dans bâtiment recensés en 2025, 80 % visent une habitation. Autrement dit, la baisse est réelle et massive, mais elle réduit un volume, elle ne supprime pas un risque individuel.

Le bâti carolo : la porte palière avant tout

Charleroi est une ville dense, faite d'immeubles de rapport, de maisons de rangée reconverties en plusieurs logements et de bâtiments à entrées multiples. Cette morphologie déplace le point d'attaque par rapport à une commune pavillonnaire.

Dans un immeuble, l'intrus ne force presque jamais la porte de rue : il la franchit. Un interphone auquel on répond sans vérifier, une porte cochère qui ne se referme pas complètement, une livraison, un occupant qui tient la porte par politesse — et le voilà dans une cage d'escalier où il travaille à l'abri des regards, sans limite de temps et sans témoin. Le véritable obstacle devient alors la porte palière de chaque appartement, souvent la seule pièce de sécurité du logement, fréquemment équipée d'un cylindre d'origine et d'une serrure à un seul point.

Pour un logement carolo, la conséquence est simple. La priorité n'est pas de couvrir un jardin qui n'existe pas, mais de protéger la porte palière et les fenêtres accessibles depuis une coursive, une toiture plate ou une descente de gouttière. Un contact magnétique sur la porte palière et les ouvrants exposés, complété par un détecteur intérieur dans la pièce de passage, couvre l'essentiel du scénario réel — c'est la logique des kits d'alarme pour appartement, à laquelle il faut résister à ajouter des équipements sans usage.

Ce que la loi belge exige d'une alarme, et les erreurs qui coûtent cher

Ces obligations sont fédérales : elles s'appliquent à Charleroi comme partout en Belgique, et découlent de l'arrêté royal du 25 avril 2007. Quatre points sont systématiquement négligés.

La déclaration dans les dix jours. Tout système d'alarme installé dans une habitation doit être déclaré via police-on-web dans les dix jours, puis confirmé chaque année. C'est cette confirmation annuelle qui est le plus souvent oubliée : la déclaration initiale est faite, puis plus rien, et le système devient administrativement invisible.

La sirène extérieure ne peut sonner plus de trois minutes. Dans un immeuble dense, une sirène qui hurle vingt minutes ne protège personne : elle produit une plainte de voisinage, puis un réflexe d'indifférence dans tout le quartier.

L'entretien est annuel, et il conditionne la fiabilité du système autant que sa conformité.

La levée de doute est obligatoire avant toute intervention policière. C'est le point le plus mal compris : une alarme qui sonne ne déclenche pas, à elle seule, l'envoi d'une patrouille. Il faut une confirmation que quelque chose se passe réellement. C'est ce qui rend la détection avec vérification photo décisive : elle transforme une notification en élément de preuve exploitable, immédiatement. Le détail de la procédure figure dans notre guide sur la déclaration d'un système d'alarme en Belgique.

La caméra : le cadrage est la première contrainte, pas la résolution

Pour une caméra, quatre obligations : déclaration sur declarationcamera.be, pictogramme réglementaire visible à l'entrée de la zone filmée, tenue d'un registre des traitements, et interdiction de filmer la voie publique ou la propriété d'autrui.

C'est cette dernière règle qui met la plupart des installations en défaut, et à Charleroi plus qu'ailleurs. Dans une rue dense, une caméra posée en façade pour surveiller une porte d'entrée cadre presque inévitablement le trottoir, la chaussée et l'entrée d'en face. La solution n'est pas d'acheter un capteur plus fin, mais de descendre la caméra, de la rapprocher de la porte et de l'incliner vers le bas, quitte à perdre en champ. Un masquage numérique des zones interdites, quand l'appareil le permet, complète le dispositif. Nos caméras dôme et l'ensemble de la gamme vidéosurveillance se posent dans cette logique ; le cadre juridique complet est détaillé dans notre article sur la loi caméras en Belgique. Si l'arbitrage entre les deux équipements n'est pas tranché, notre comparatif alarme ou caméra pose les critères.

Primes et conseil gratuit : à qui s'adresser à Charleroi

Nous ne publions aucun montant de prime communale pour Charleroi. Les règlements d'aide varient d'un exercice à l'autre, et annoncer un chiffre qui n'est plus en vigueur revient à faire engager des frais sur une promesse. Le bon interlocuteur est le service technoprévention de la police locale de Charleroi (5330), qui connaît les dispositifs réellement applicables et qui, surtout, propose une visite gratuite à domicile : un conseiller examine vos accès, sans rien avoir à vendre. La démarche est décrite sur la page technoprévention de la zone, et les coordonnées générales figurent sur le site de la zone de police de Charleroi.

Un point de méthode, valable partout en Belgique : lorsqu'une prime communale à la sécurisation existe, elle finance la protection mécanique — cylindres et serrures renforcés, vitrage retardateur d'effraction, portes et châssis résistants — et exclut presque toujours les alarmes et les caméras. Ne construisez jamais un budget en supposant qu'une prime remboursera votre système de détection.

Questions fréquentes

Combien de cambriolages y a-t-il eu à Charleroi en 2025 ?

1 073 cambriolages dans habitation ont été enregistrés à Charleroi en 2025, soit 20,6 par semaine. C'est 13,3 % de moins qu'en 2024 (1 238 faits) et 51,8 % de moins qu'en 2019 (2 226 faits), selon les statistiques policières de criminalité de la police fédérale.

Les cambriolages ont-ils vraiment baissé à Charleroi ?

Oui, et sur une longue durée. La commune est passée de 3 073 cambriolages dans habitation en 2015 à 1 073 en 2025, avec une baisse presque continue depuis 2019 — une seule année, 2023, marque une remontée. Le volume reste toutefois de 20,6 faits par semaine, et 80 % des 1 346 cambriolages dans bâtiment de 2025 visent un logement.

Faut-il déclarer une alarme à Charleroi, et à quelle fréquence ?

La déclaration se fait via police-on-web dans les dix jours suivant l'installation, et doit être confirmée chaque année. Cette obligation découle de l'arrêté royal du 25 avril 2007 : elle est fédérale et identique dans tout le pays. La sirène extérieure ne peut par ailleurs sonner plus de trois minutes.

Ma caméra peut-elle filmer la rue devant mon immeuble ?

Non. Une caméra de surveillance privée ne peut filmer ni la voie publique ni la propriété d'un voisin. Dans une rue dense, cela impose de la placer bas, près de la porte, et de l'incliner vers le bas plutôt que de chercher un champ large. Elle doit en outre être déclarée sur declarationcamera.be et signalée par le pictogramme réglementaire.

Existe-t-il une aide communale pour sécuriser son logement à Charleroi ?

Les dispositifs d'aide varient d'un exercice à l'autre et doivent être vérifiés auprès du service technoprévention de la police locale de Charleroi (5330), qui propose aussi une visite-conseil gratuite. D'une manière générale, les primes communales belges à la sécurisation financent la protection mécanique — serrures, cylindres, vitrage, châssis — et excluent presque toujours les alarmes et les caméras.


Sources : Statistiques policières de criminalité, Police fédérale DGR/DRI/BIPOL, publication 2025_T04 (date de clôture 24/04/2026) — fiche communale de Charleroi. Prévention et technoprévention : police locale de Charleroi (5330). Les dispositifs communaux d'aide évoluent d'un exercice à l'autre : vérifiez auprès de votre administration ou de la zone de police avant d'engager des frais.

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