Détecteur de mouvement extérieur Ajax avec vérification photo

800 cambriolages dans habitation ont été enregistrés sur le territoire de la Ville de Bruxelles en 2025. C'est 35,9 % de moins qu'en 2019, et pourtant cela représente encore 15,4 effractions par semaine. Surtout, ce chiffre ne pèse que 55 % des cambriolages commis dans les bâtiments de la commune : à Bruxelles, la courbe du logement ne raconte qu'une moitié de l'histoire.

De quel « Bruxelles » parle-t-on exactement

La confusion est permanente et elle fausse toute comparaison. « Bruxelles » désigne tantôt la Région de Bruxelles-Capitale et ses dix-neuf communes, tantôt la Ville de Bruxelles, qui n'en est qu'une. Les chiffres repris ici sont ceux de la commune : le Pentagone, le quartier Nord, le haut de la ville, mais aussi Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren, qui relèvent du même territoire communal.

La précision n'est pas cosmétique. Un habitant de Haren et un habitant des Marolles apparaissent dans la même statistique et dépendent du même service communal de prévention, alors qu'ils n'ont ni le même bâti ni le même profil de risque. Un chiffre régional appliqué à la Ville, ou l'inverse, produit des conclusions fausses dans les deux sens.

Sept années de cambriolages d'habitation, sans lissage

Pour la Ville de Bruxelles, la série publiée par la police fédérale ne dessine pas une pente régulière mais une courbe en dents de scie — et c'est ce qui la rend lisible.

Année Cambriolages dans habitation
2019 1 249
2020 840
2021 885
2022 1 070
2023 1 124
2024 855
2025 800

Trois mouvements. La chute de 2019 à 2020 d'abord — 1 249 faits puis 840 : ce n'est pas un succès préventif, c'est le confinement, et le cambriolage d'habitation suppose une absence. Ensuite la remontée, lente en 2021 puis franche : 885, 1 070, 1 124 en 2023, trois années de hausse continue. Enfin la décrue, en 2024 et 2025 : 855 puis 800, soit −6,4 % sur la dernière année.

C'est ce dernier segment qui donne son sens au bilan de six ans. Le −35,9 % affiché entre 2019 et 2025 n'est pas le produit d'une baisse continue : il additionne un effondrement conjoncturel, un rattrapage complet, puis deux années de recul. Décider de ne rien faire au motif que « ça baisse » revient donc à mal lire la série : elle montre qu'à Bruxelles, dès que les logements se vident à nouveau, les faits repartent. Le pic communal date de 2015, avec 1 297 faits, et le niveau de 2000 s'établissait déjà à 1 154.

Ce que la courbe cache : l'habitation n'est que 55 % du problème

Voici la donnée bruxelloise la plus mal exploitée. En 2025, la commune a enregistré 1 445 cambriolages dans bâtiment, tous types confondus. L'habitation en représente 55 %. Autrement dit, près d'un cambriolage sur deux commis dans un bâtiment de la Ville de Bruxelles vise autre chose qu'un logement : commerces, bureaux, ateliers, dépôts, locaux professionnels.

Cette proportion est la signature d'un centre-ville d'affaires et de commerce, et elle a une conséquence directe pour les habitants : dans un immeuble mixte — rez commercial, étages résidentiels — une vitrine forcée la nuit donne parfois accès aux circulations communes. L'indépendant du rez et le ménage du troisième relèvent du même bâtiment, pas du même scénario.

Porte palière, entrée commune, interphone : le vrai périmètre

Le bâti de la Ville de Bruxelles est dense, souvent ancien, largement divisé en appartements. Dans cette configuration, la baie vitrée arrière et le jardin clos — points faibles classiques du pavillonnaire — ne sont pas le sujet. Trois accès concentrent le risque.

La porte palière d'abord, qui est en pratique la seule barrière propre au logement. Elle est souvent d'origine, parfois en simple bois plein avec une serrure à un point, et elle ouvre sur un couloir que personne ne surveille. La porte de rue commune ensuite : un immeuble à plusieurs entrées, avec boîtes aux lettres accessibles et interphone, laisse entrer beaucoup de monde sans contrôle réel — livreurs, démarcheurs, visiteurs d'un autre étage. Le filtre d'un immeuble bruxellois est social, pas mécanique. Enfin les caves et locaux communs, rarement équipés, souvent en sous-sol, qui offrent du temps et de la discrétion.

Le dispositif qui correspond à ce risque est donc l'inverse de celui d'une maison quatre façades. On protège une enveloppe petite et bien définie : un contact magnétique sur la porte palière et sur les châssis accessibles depuis une coursive ou un balcon, un détecteur de mouvement dans le couloir d'entrée du logement, et une détection à vérification photo qui transforme une notification en information exploitable — utile quand on ne peut pas rentrer en dix minutes. Les kits d'alarme couvrent ce type de configuration sans travaux ; notre guide sur le choix d'une alarme Ajax en Belgique détaille les combinaisons possibles. Pour un appartement bruxellois de deux à trois accès à surveiller, l'ordre de grandeur du matériel se situe entre 400 et 900 €, selon le nombre d'accès à couvrir.

Pas de prime communale identifiée, mais une expertise gratuite

Nous n'avons pas identifié de règlement de prime communale à la sécurisation contre le cambriolage pour la Ville de Bruxelles. Plusieurs communes bruxelloises en accordent une, mais elle n'est ni automatique, ni régionale, ni transposable : chaque conseil communal vote son propre règlement, et il évolue d'un exercice à l'autre. Avant d'engager des frais en comptant sur un remboursement, la seule démarche fiable est de le vérifier auprès de l'administration communale.

En revanche, un dispositif existe et il est gratuit. La Ville de Bruxelles relève de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles (PolBru, 5339), qui met un conseiller en prévention vol à disposition des habitants. Il se déplace chez vous, examine les accès réels, et n'a rien à vendre — c'est tout l'intérêt. La commune détaille la démarche sur sa page « prévenir les risques de cambriolage ». Dans un immeuble, son avis vaut aussi pour les parties communes, ce qui en fait un bon argument à porter en assemblée de copropriété.

Alarme et caméra : les obligations qui ne dépendent pas de la commune

Pour une alarme : déclaration dans les dix jours via police-on-web, confirmation annuelle, sirène extérieure limitée à trois minutes, entretien annuel, et levée de doute obligatoire avant toute intervention policière. La base est l'arrêté royal du 25 avril 2007. Notre guide sur la déclaration d'un système d'alarme en Belgique reprend la procédure pas à pas.

Pour une caméra : déclaration sur declarationcamera.be, pictogramme réglementaire visible, registre des traitements, et interdiction de filmer la voie publique comme la propriété d'autrui. Dans le centre de Bruxelles, où les façades donnent directement sur le trottoir, cette contrainte détermine physiquement la pose : une caméra orientée vers l'entrée d'un immeuble déborde presque toujours sur l'espace public si on ne travaille pas l'angle et le masquage. Les règles sont détaillées dans notre article sur la loi caméras en Belgique. Le contexte national est repris dans notre dossier chiffres des cambriolages en Belgique.

Questions fréquentes

Combien de cambriolages ont eu lieu à Bruxelles en 2025 ?

800 cambriolages dans habitation ont été enregistrés sur le territoire de la Ville de Bruxelles en 2025, selon les statistiques policières de criminalité. C'est 6,4 % de moins qu'en 2024 (855 faits) et 35,9 % de moins qu'en 2019 (1 249 faits). Ce chiffre correspond à une moyenne de 15,4 faits par semaine.

Ces chiffres concernent-ils la Région bruxelloise ou la commune ?

La commune. Ils portent sur la Ville de Bruxelles seule — Pentagone, quartier Nord, Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren — et non sur les dix-neuf communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Chaque commune bruxelloise fait l'objet d'une fiche statistique distincte.

Existe-t-il une prime communale pour sécuriser son logement à Bruxelles-Ville ?

Nous n'avons pas identifié de règlement de prime communale à la sécurisation pour la Ville de Bruxelles. Ces primes sont votées commune par commune et modifiées d'un exercice à l'autre : renseignez-vous auprès de l'administration communale ou du conseiller en prévention vol avant d'engager des frais.

Faut-il déclarer une alarme installée dans un appartement bruxellois ?

Oui. La déclaration se fait dans les dix jours suivant l'installation via police-on-web et doit être confirmée chaque année. Cette obligation découle de l'arrêté royal du 25 avril 2007 : elle est fédérale et s'applique aux appartements comme aux maisons.

Qui contacter pour un conseil gratuit en prévention vol à Bruxelles ?

Le conseiller en prévention vol de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles (PolBru, 5339). Sa visite est gratuite, il examine les accès réels du logement et il n'a aucun intérêt commercial. La Ville de Bruxelles renseigne la démarche sur sa page consacrée à la prévention des cambriolages.


Sources : Statistiques policières de criminalité, Police fédérale DGR/DRI/BIPOL, publication 2025_T04 (date de clôture 24/04/2026) — fiche communale de Bruxelles. Prévention vol : Ville de Bruxelles et zone de police PolBru. Les dispositifs communaux évoluent d'un exercice à l'autre : vérifiez auprès de la commune avant d'engager des frais.

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